17 décembre 2015

Entretien avec Mathieu et Romain Kreisz avant TLM-Asnières

Ils sont frères, l’un évolue à Asnières et a longtemps porté les couleurs du TLM, l’autre est toujours Télémiste.
Leurs équipes s’affrontent ce vendredi. Retrouvez un entretien complet de Romain et Mathieu Kreisz avant TLM-Asnières, ce vendredi à 20h à Tourcoing.

Bonjour Messieurs, on va commencer avec notre invité, honneur à l’ainé !

Romain, tu seras spectateur de ce match malheureusement, comment tu vis ce début de saison ?

Romain Kreisz : C’est un peu particulier, ça devait être une année charnière pour moi, c’était la première fois où j’avais des responsabilités en pro. Malheureusement ça ne s’est pas passé comme prévu…j’avais une faiblesse au genou et ça a craqué en tout début de saison. Mais ça fait partie du jeu, tu prends ton mal en patience et tu continues à bosser pour revenir et continuer d’avancer.

Ca fait deux fois que tu viens à Tourcoing en étant blessé, tu ne veux pas affronter le TLM c’est ça ?

R.K : (rires) Oui, juste avant de venir avec St Nazaire je me suis blessé l’année dernière, je vais finir par croire qu’il y a une malédiction.

Tu es revenu travailler ici pendant ta blessure, c’était important pour toi ?

R.K : Oui, ça m’a vraiment aidé. Suite à l’opération tu as forcément une petite baisse de moral, revenir ici ça me permet d’être avec ma famille, d’être bien entouré et de pouvoir me sentir un peu à la maison. Ca fait du bien et ça donne envie de ne rien lâcher pour pouvoir revenir le plus vite possible.

Justement, ce retour sur les terrains est prévu pour quand ?

R.K : J’espère pouvoir reprendre vraiment l’entrainement vers fin février, on verra à ce moment là, pour l’instant on est bien au niveau timing, donc normalement je devrais être sur les terrains avant la fin de saison.

Bon, Mathieu, et toi, comment ça va pour toi ? Quel est ta vision sur le début de saison du TLM ?

Mathieu Kreisz : Ca va, tout va pour le mieux. On a vécu un début de saison compliqué avec un travail qui ne payait pas forcément, mais on sent que ça commence à venir. Il faut qu’on continue comme ça et qu’on essaye de confirmer notre bonne dynamique sur ce match face à Asnières.
R.K : Pas trop quand même (rires).

Justement, la défaite de ce week-end contre Rennes est-elle préjudiciable pour cette dynamique ou est-ce une étape qui va y participer ?

M.K : C’est plus une étape je pense, on ne peut pas vraiment le considérer comme un match test, mais ça y ressemble. Face à une équipe de Rennes qui fait partie des favoris de cette saison, ça nous permet de voir où on en est à l’instant T. Ils ont été plus solides que nous, mais notre jeu est encore en construction, donc il n’y a pas de sentiment d’échec, la phase n’est pas éteinte en tout cas.

Pour revenir un peu sur les matchs allers, la défaite à Asnières est peut être la plus surprenante, c’était la troisième d’affilée, est ce qu’il y a un esprit de revanche sur ce match retour ?

M.K : Oui, forcément. Mais comme il y aura le même esprit face à Martigues ou Rennes. Parce qu’on veut montrer que le Tourcoing qui a perdu sur ces matchs aller n’est pas le Tourcoing qu’on a envie de montrer. On a envie de corriger le tir face à ces équipes contre qui on a chuté à l’aller.
R.K : Surtout contre Asnières, face à une équipe face à qui vous partiez favoris sur le papier…Je pense que l’esprit de revanche contre Rennes et contre Asnières est quand même différent. Parce qu’à Asnières vous vous êtes vraiment fait bousculé et que la manière doit aussi participer à cet esprit de revanche, à mon avis.

Alors justement pour parler un peu d’Asnières, on a l’impression que cette équipe est vraiment à l’aise à domicile, comment peux-tu l’expliquer Romain ?

R.K : C’est vrai, on est bien à domicile, je pense que la salle joue la-dessus. C’est une petite salle, tu as l’impression que tout va plus vite, que les impacts viennent sur toi beaucoup plus vite que d’habitude. Et on sait que si on est agressifs d’entrée sur l’adversaire pour ne pas les laisser rentrer dans leur match, généralement ça se passe mal pour l’adversaire. Le match contre Tourcoing à été une très belle performance de la part de toute l’équipe, et on continue comme ça. C’est une équipe qui bosse dur et qui obtient de bons résultats, c’est encourageant pour la suite.

Plus généralement quelle vision avez-vous du volley d’aujourd’hui ?

R.K : Je trouve que niveau professionnel, c’est vraiment homogénéisé. Le niveau est pas si éloigné que ça entre les équipes. Même si bien sur il y a un écart entre la Ligue A et la Ligue B, mais on se rend compte que ça devient de plus en plus costaud ! Et au niveau mondial on a une Equipe de France qui marche super bien, avec des mecs qui ne sont pas forcément les plus grands, les plus athlétiques ou les plus costauds, et qui envoie un beau message qui montre que le collectif peut prendre le pas sur le reste. Sincèrement c’est un régal.

M.K : Je suis complètement d’accord, c’est l’homogénéité du volley professionnel qui fait que le volley ball se transforme de plus en plus en un spectacle.

R.K : Par contre je pense que c’est un spectacle encore plus plaisant en vrai, par rapport à la télé. La dimension physique est vraiment présente quand tu es dans la salle, et tu le ressens de façon encore plus forte. On a que le ballon pour aller chercher l’adversaire, puisque c’est un sport sans contact, donc c’est moins dans les petits gestes ou les petites fautes comme tu peux le voir dans d’autres sports, par contre on met tout dans le ballon.

Oui, c’est presque un sport de contact quelque part ?

M.K : C’est un sport de contact par procuration !

Et quel geste sera le plus susceptible de vous faire vibrer en tant que joueur ?

M.K : Ah c’est difficile, il y a pleins de gestes que je trouve spectaculaires et qui sont super difficiles à réaliser, mais je pense qu’un gros sauvetage à la limite des tribunes où le libéro s’arrache ça me plait. Après une grosse attaque bien piquée c’est forcément impressionnant aussi.
R.K : Belle réponse de récèp 4 ça (rires).

Non, moi je vais pas faire dans l’original, ça va forcément être autour de la passe. Surtout le côté tactique que les passeurs peuvent mettre en place sur le long d’un match, mais aussi les exploits individuels comme un gros renversement par exemple.

Pour finir, comment vous avez vécu cette progression conjointes ? Le fait d’avoir évolué dans le volley ensemble ?

M.K : C’est une chance, sans aucun doute. Et ce qui est surtout fort c’est qu’on a vécu les bonnes choses comme les mauvaises, au même moment. C’est ce qui nous a fait grandir aussi, et je pense que si on avait pas été ensemble, on ne l’aurait pas vécu de la même façon.

R.K : Pour avoir été dans d’autres clubs, sans Mathieu, je peux dire que c’est un luxe. Avoir quelqu’un avec toi ça te permet de pouvoir te reposer un peu sur l’autre quand ça va moins bien. J’ai pu l’aider un petit peu quand il a commencé vu que je suis plus vieux et qu’il a commencer assez jeune avec les pros. Et ensuite on a grandi ensemble et s’est mutuellement tirés vers le haut.

Bon, je pose quand même la question même si je pense que votre réponse sera la même : votre meilleur souvenir au TLM ?

Les deux : Le titre de Ligue B…

R.K : Cette saison en Ligue B, avec tout ce que la compose : notre étiquette de favoris qui doit remonter tout de suite alors que ça n’a pas fonctionner du tout. Ensuite c’est la première année ou j’ai enchainé des victoire en ayant des responsabilités parce que Moreno était blessé. Mathieu a commencé à avoir du temps de jeu aussi. Incontestablement c’est cette saison là…

M.K : Oui, même humainement, le fait d’avoir gagner ensemble ça crée des liens et tu sens qu’il y a quelque chose en plus entre nous.

R.K : Franchement cette saison là on a vraiment galèré, mais soulever le trophée à la fin après tout ça, avec en plus tout le monde dans la salle qui avait fait le déplacement, c’est puissant émotionnellement. Ce soir là c’est vraiment tout le club qui a soulever ce trophée.

Merci à Mathieu et Romain pour leur disponibilité et leur sympathie.

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